Parlons de la mort sans tabou !
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Il s'agit d'un moyen, par substitution à l'enterrement, par lequel le corps du défunt est brûlé. Lors de la crémation, le corps est placé dans un cerceuil, ce dernier est déposé dans un four chauffé à 850 degrés, il sera brûlé pendant environs 1h30. La famille pourra alors récupérer les cendres du défunt, celles-ci font alors l'objet de rituels différents, elles peuvent être conservés dans une urne, ou dispersés dans un lieu, souvent symbolique (comme la mer). Pour la crémation, il est indispensable que toute prothèse contenant une pile (comme un pacemaker) soit retirée, celle-ci pourrait exploser. Le souffle de l'explosion pourrait endomager l'appareil de crémation.
La crémation peut faire l'objet dune cérémonie : des hommages sont rendus au défunt dans une salle, des images et des souvenirs le concernant sont partagés. Les familles peuvent ansi avoir un moment de recueillement selon leur cultes et croyances.
D'un point de vue juridique, les familles ne peuvent pas disposer descendres comme elles le veulent. En effet, « la loi du 19 décembre 2008, qui a donné un statut aux cendres, a interdit qu'on puisse les privatiser en les gardant chez soi. Si les familles hésitent sur leur destination, elles peuvent les laisser en dépôt pendant une année, le temps de prendre une décision. » (Le Monde, 31/10/2012)
Il existe trois destinations aux cendres du défunt : Tout d'abord, elles peuvent être dispersées, ensuite, elles peuvent être concervées dans une urne et enterrées et enfin, elles peuvent être déposées dans un colombarium. Il s'agit d'un espace dans un cimetière réservé spécifiquement aux urnes funéraires.

Les proches peuvent disperser les cendres dans le jardin du cimetière
La crémation coûte environs 3000 euros. En effet, il y a, d'une part, les frais communs à tous types d'obsèques, il s'agit : des frais de transport et de soins du défunt, des formalités de gestion du personnel, de la mise en bière, de la location du corbillard et de l'achat du cercueil. Le tout coûte environs 1700 euros. D'autre part, s'ajoutte les frais spécifiques à la crémation, il s'agit : des frais de la crémation, de la location de la salle dans laquelle se déroulera la cérémonie et de l'organisation de la cérémonie en elle-même. Au père Lachaise, cela revient à environs 1000 euros. Nous arrivons donc à un total de 2700 euros pour une crémation au cimtière du père Lachaise.
Le terme « crémation » vient du mot latin « cremare », qui veut dire brûler. Notons que le terme « incinérer » est parfois utilisé pour parler de ce procédé. Il s'agit cependant d'une erreur vu que le terme est, en principe, associé à la pratique qui consiste à brûler des déchets.
L'inhumation remonte aux origines Romaines de notre société occidentale bien plus qu'à ses origines chrétiennes. Elle a cependant été reprise et perpétuée par la religion Chrétienne Cela veut dire que nous avons plus de 2000 ans de tradition d'inhumation. Le succès de la crémation peut, dès lors être perçu comme un réel changement dans les moeur vu l'importance que la religion Catholique a prise au cours des années.
Selon le site www.crematorium.eu, la première crémation remonte à 3000 ans avant Jésus-Christ, et a toujours été pratiquée depuis lors. Elle eut toujours une place secondaire, jusqu'en 785, année lors de laquelle l'Eglise qui s'y opposa le plus farouchement. En effet, le Capitulaire Saxon a menacé de peine de mort quiconque recourrait à la crémation. Elle reprend du succès au 17ème Siècle et enfin, en 1886, l'Eglise prit officiellement position en interdisant de funérailles écclésiastiques quiconque choisirait d'être incinéré. L'interdit fut levé le 15 juillet 1963 par le Vatican dans son décret de cadaverum crematione.
En 1975, seulement 0,4% des obsèques étaient des crémations. Aujourd’hui, on en compte plus de 30% en France, 40% à Paris et souvent plus de 50% dans les grandes villes de France.
Selon l'étude de Piotr Kuberski, aux USA, en Grande-Bretagne et en Allemagne la crémation a encore plus de succès.

Une urne funéraire
La crémation est un procédé plus simple, en opposition aux grandes pompes des enterrements classiques. La crémation est aussi plus hygiénique. Et enfin, elle occulte la mort apparente, c'est une crainte dont foruforever a fait état à plusieurs reprises. En effet, l'enterrement implique toute une série d'images peu attrayantes dans notre société : La putréfaction du corps et son vieillissement. Effectivement, l'obsession de la jeunesse du corps et de la finitude de nos existences, aussi insuportables et insurmontables qu'ells soient ont une grande influence dans le choix des rituels funéraires.
Selon un sondage Ipsos réalisé en 2010 auprès de mille personnes, d'un point de vue individualiste, la crémation est choisie à 52%. Plus de la moitié des Français choisissent la crémation pour leurs propres funérailles, ils pensent que la procédure est moins gênante à gérer (puisque moins chère) et à vivre (vu la disparation rapide du corps du défunt) pour leurs proches.
La baisse de la croyance en la résurrection a aussi alimenté le succès de la crémation. En effet, selon le même sondage, la crémation est préférée par les non-croyants (67%). Seulement 27% des croyants pratiquants accepteraient de se faire crêmatiser. Notons que 41% des croyants (non pratiquants) accepteraient de se faire crematiser. L'idée de la résurrection implique, en fait la conservation de l'enveloppe charnelle dans laquelle la personne a vécue. Sans enveloppe matérielle, le défunt ne pourrait renaître. Si on brûle le corps, la résurrection n'aura pas lieu. Cette réflexion est propre aux croyants les plus puristes.
L'argument économique pousse aussi 30% des Français à choisir la crémation. En effet, le procédé, est moins cher que celui de l'inhumation.
D'un point de vue écologique, la crémation limite l'utilisation de l'espace et les dépenses énergétiques liées à l'enterrement.

Un des salles de cérémonie du cimetière du Père Lachaise
Les Israélites de l'Ancien Testament ne brûlent pas leurs morts, selon la religion Juive, la crémation est uniquement un acte de justice divine : Il s'agit d'une
punition individuelle comme m'entionnée dans le Lévitique (20, 14) « Si un homme prend pour femmes la fille et la mère, c'est un crime : on les brûlera au feu, lui et elles, afin que ce crime
n'existe pas au milieu de vous », ou d'une punition collective comme dans la Genèse (1, 24) « Alors l'Eternel fit pleuvoir du ciel sur Sodome et sur Gomorrhe du soufre et du feu, de par l'Eternel
».
Pour le Judaïsme, il s'agit d'une désacralisation de l’œuvre de Dieu et d'un avilissement du corps
humain. Il y a un devoir dans la religion juive de rendre à Dieu le corps dans l’état où il se trouve. Par opposition à l’inhumation, qui est un retour naturel à la création, la
crémation est considérée comme une destruction par la main de l’homme. La prière pour les défunts est un devoir pour le croyant ; aussi est-il possible parfois qu’un temps de prière soit célébré
avant une crémation, notamment par les juifs libéraux. En effet chaque courant religieux contient ses mouvements plus libéraux, ces derniers souhaitent s'affranchir du poids des traditions et
pratiquer la cérémonie funéraire de leur choix, sans pour autant renier leurs croyances.

Une représentation de la main divine
L'Islam ne tolère pas la crémation, la religion possède ses propres rites funéraires que tout musulman doit respecter. Vous pourez les retrouver dans notres article « Tour du monde de la mort : le Maroc »
La crémation n’est pas admise par le Coran, au même titre que toutes les pratiques funéraires qui ne respectent pas le corps (la momification par exemple). Pour les croyants musulmans, la sainteté du corps ne diminue pas avec la mort (ou le départ de l’âme) : ce qui fait souffrir un vivant peut aussi faire souffrir un mort. Il s’agit de permettre au corps de pouvoir ressusciter et c’est un devoir pour les croyants que de veiller au respect du corps d’un défunt.
A mon avis, voir un proche se faire incinérer est une expérience encore plus difficile que celle de l'enterrement. En effet, après ce passage, il ne reste plus une seule trace du corps du défunt, l'illusion que le proche, même mort, existe encore un peu n'est plus possible. C'est, en fait, le signal définitif qu'il faut faire ses adieux au défunt. Un événement très lourd, voire trop lourd à supporter.
Le Christianisme et la crémation de Piotr Kuberski, Cerf, « Sciences humaines et religions »
Les cendres du temps, un article de Nicolas Weill paru dans Le soir
http://fr.wikipedia.org/wiki/Cr%C3%A9mation
http://www.crematorium-perelachaise.fr/p_cremation_et_religions_57.html
http://www.dela.be/fr/assurance-obseques/combien-coutent-des-obseques
Le sujet a éveillé ma curiosité. J'ai cru, jusqu’à y a peu, que toutes (ou enfin presque toutes) les personnes âgées mourraient, soit de mort naturelle, soit d'une maladie grave. Mais non, je me trompais! En France, un tiers des suicides sont des suicides de personnes âgées. C'est un chiffre impressionnant! J'ai donc, pour vous (et en grande partie, pour moi aussi :p) approfondi le sujet pour comprendre quelles sont les raisons de ces suicides alors que la fin est si proche, et qu'il reste si peu de temps à «tenir». Il y a peut-être aussi des solutions à cette question.
Une personne âgée en apparence paisible
Une petite réflexion sur le suicide
Selon moi chaque être humain est libre. C'est un des droits fondamentaux, dont nous disposons tous, que vous trouverez à l'article 3 dans la déclaration universelle des droits de l’homme. Ceci implique aussi la liberté pour chacun de disposer de son corps et de sa vie comme il le souhaite. Personne n'a jamais été arrêté en France ou en Belgique pour tentative de suicide, ce n'est pas un délit. Ces personnes âgées ont donc, à mon avis, le droit de décider quand elles quitteront ce monde.
La dépression est souvent une cause de suicide ©Thinkstock
Cependant, cette décision touche aussi les membres de la famille, il sera très difficile pour les proches d'accepter qu'un des leurs ait décidé de se suicider, et donc, de partir avant l'heure. Le suicide est, en fait, le résultat d'une décision personnelle. On pourrait, dès lors, se demander dans quelle mesure la procédure d'euthanasie remplace ce suicide des personnes âgées.
Quelques constats sur le suicide des personnes âgées?
Chaque année, près de 3 000 personnes de plus de 65 ans mettent fin à leurs jours, c'est à dire, un tiers des 10 499 suicides recensés par l'Inserm en 2009, selon le journal «La Croix» dans un dossier sur le sujet.
Selon une enquête de «France Prévention suicide», en fin 2010, les plus de 85 ans sont les plus exposés aux tentatives de suicide (39,7 morts par suicide pour 100 000 habitants de plus de 85 ans, soit un taux deux fois supérieur à celui des 25-44 ans). En 2007, sur un total de 7.419 décès d'hommes par suicide, 25 avaient été commis par des plus de 94 ans, 106 avaient eu lieu parmi les 90-94 ans, 274 parmi les 85-89 ans et 453 dans la tranche des 80-84 ans. Les suicides de femmes en général et de femmes âgées en particulier sont trois fois moins nombreux que ceux des hommes.
On remarque aussi que les tentatives suicides des personnes âgées sont plus violentes, en effet, selon Marguerite Charazac-Brunel, psychanalyste, enseignante à l'université catholique de Lyon et auteur de "Prévenir le suicide", ceux-ci veulent réellement mourir. Elles font, en général, deux tentatives au maximum, et la première est, malheureusement, souvent la bonne.
Un visage marqué par le temps
Pourquoi les personnes âgées se suicident-elles?
Selon le docteur Michel Debout, il y a, au moins, trois types de suicides: Le suicide dû à une dépression, le suicide « euthanasique » et le suicide d'une personne qui se sent « déjà partie sur le plan social et moral ».
Selon la ministre Française en charge des personnes âgées et de l'autonomie, Michèle Delaunay, il s'agit ici de décisions "d'en finir avec une vie qui ne vaut plus la peine d'être vécue". Ces suicides sont souvent violents et arrivent principalement en été. C'est, en effet, la période pendant laquelle les personnes âgées se sentent le plus seules. Leurs proches sont en vacances et ont tendance à les délaisser. C'est le suicide lié à une dépression.
Les personnes âgées se sentent également inutiles, selon le docteur Hirsch, médecin généraliste en milieu rural. En effet, nous vivons dans une société mue par la recherche de performance et de rentabilité. C'est un monde auquel nos personnes âgées n'ont plus accès, de surcroît, la société a tendance à stigmatiser les "vieux" comme des personnes dépendantes totalement prises en charge par les travailleurs, vu que les cotisations sociales pour la pension leur sont reversées. Cela pourrait être une cause de suicide lié à l'impression d'être déjà partie sur le plan social.
L'allongement de la durée de la vie s'accompagne souvent de souffrances physiques, mais aussi psychologiques (deuils, dépendance, sentiment d'abandon, isolement, etc.) plus fortes. Nous retrouvons ici une explication au suicide « euthanasique ». Les personnes âgées se sentiraient dans un état avancé de leur maladie, comme si elles étaient sur un point de non retour.
Une autre explication serait le fait que la personne âgée soit témoin de la disparition de son conjoint. de notre !. En effet, le sentiment de solitude serait alors renforcé. C'est ce que nous a expliqué le doyen de notre dernier Café de la mort à Malmedy (dont vous trouverez un compte rendu ici). Une fois qu'il a enterré sa femme, il s'est senti seul, de plus en plus seul. Il a su cependant, se mobiliser et passer une soirée avec nous. Mais, cette solitude peut être une cause du suicide des personnes âgées.
Un couple heureux
Le fait de voir son conjoint/sa conjointe souffrir d'une maladie grave, pourrait aussi jouer un rôle déterminant dans la décision de nos personnes âgées de mettre fin à leurs jours. De voir le corps impuissant de la personne qu'on aime, nous donne un aperçu de cette fin de vie qui approche. Cela peut avoir un côté effrayant. C'est ce qui est arrivé à la mi-septembre, près d'Orléans : un homme a tiré sur sa femme, atteinte d'un grave cancer et s'est, ensuite suicidé.
Marguerite Charazac-Brunel dit, en plus de toutes de ces causes précitées, que n'importe quel choc psychologique (un changement d'habitat, une dispute, une mort, ou autre) peut mener à un état de confusion et parfois jusqu'au suicide de la personne âgée.
Des solutions pour les aider?
Dans la loi d'anticipation et d'accompagnement de la perte d'autonomie qu'elle a pour mission de préparer la ministre souhaite inscrire quelques priorités comme "la lutte contre l'isolement des âgés, le rétablissement de liens intergénérationnels et de voisinage, l'amélioration des conditions sociales" des plus pauvres.
La ministre Delaunoy souhaite également mettre en place un observatoire du suicide des personnes âgées. Par ce biais, elle pourrait analyser ce comportement et trouver des solutions adéquates sur base de rapports scientifiques approfondis. Cependant, selon Serge Guerin, cet observatoire est difficile à mettre en place car cette thématique n'est pas glamour, on préfère parler de l'évolution des jeunes que du déclin des vieux.
Participer aux cafés de la mort (dont vous trouverez une
description en cliquant ici) peut permettre aux personnes âgées de se réintégrer dans un cercle social convivial. Elles y rencontreraient
des personnes de tous horizons et de cultures diverses. Cela les sortirait de la solitude, elles rencontreraient des ami au moins une fois tous les 3 mois et d'autre part, elles participeraient à
des conversations au cours desquelles leur voix est entendue. Elle pourraient y parler de leurs frustrations mais surtout partager des moments de joie avec les participants. J'ai d'ailleurs
constaté, lors du dernier Café de la mort, que les participants les plus drôles étaient aussi ceux qui étaient les plus âgés.
Notre Café de la mort à Malmedy (cliquez ici pour lire le compte rendu ! du café)
Participer à des forums ou plus généralement, être sur les réseaux sociaux, peut aussi donner l'impression à nos personnes âgées d'être moins seules. Il s'agirait du même effet lié à l'utilisation de facebook, cela créerait une impression d'être liés à des "amis".
Ressouder les liens familiaux, les proches sont, à mon avis les personnes les plus importantes aux yeux des grands, ou arrières grands-parents, « Papy » et « Mamy ». Voir les petits derniers de la famille serait comme une bouffée d'oxygène et d'énergie dans leur vie. Comme le dit Jean-Claude Delgènes, directeur du cabinet Technologia, spécialisé dans l'évaluation et la prévention des risques professionnels, des améliorations sensibles sont remarquées quand on met les personnes âgées en présence d'enfants. Cela demande évidement un effort, car il faut organiser les rencontres et prendre contact avec des membres parfois éloignés.
Les plus jeunes pourraient par exemple aider leurs papy, mamy ou arrière grands-parents à
composer leur album de vie numérique. Les personnes âgées partageraient leurs mémoires d'une manière indélébile,
puisqu'elles sont stockées sur les serveurs de Foruforever. Elles partageraient aussi leurs mémoires de vive voix, en passant un moment de complicité avec leur petits ou arrière petits-enfants.
La personne âgée, potentiellement déprimée, prendrait alors conscient qu'elle est une réelle source de savoir, ce qui allimente patrimoine familial. La personne âgée se sentirait dès lors «
utile » et réintégrée à sa famille.
Une solution «à
l'Africaine» serait de vivre avec l'ancien dans une maison commune. En effet, au Congo, les doyens (et les autres anciens, d'ailleurs) ne quittent pas la maison dans laquelle ils
ont élevé leurs enfants. Même si les enfants, ayant grandi y restent et reprennent parfois la propriété du patrimoine. La famille peut rester unie, des arrière grands-parents aux tout petits
enfants. Cette tradition fut aussi appliquée en France et en Belgique jusqu'il y a peu.
Cette tradition aurait-elle pu limiter le suicide des personnes âgées?
En tout cas, quand je serai vieux, j'espère ne jamais me retrouver dans une situation telle que j'en vienne au suicide. Même si le corps n'y est plus, j'espère garder un mental fort, pour résister à cette détresse.
A la semaine prochaine!
Nelson pour Foruforever
http://www.michele-delaunay.net/delaunay/category/blog
http://bigbrowser.blog.lemonde.fr/2012/08/23/en-silence-en-france-un-tiers-des-suicides-ont-plus-de-65-ans/
http://www.marianne.net/Le-suicide-des-vieux-ecoutez-l-indifference_a223390.html
http://www.lefigaro.fr/actualite-france/2012/08/08/01016-20120808ARTFIG00397-suicides-les-personnes-agees-une-population-a-risque.php
En tant qu'utilisateur du web et des réseaux sociaux, et travaillant pour un site parlant de la mort; je me suis dit « il serait utile que nous sachions tous ce qui se passe avec nos données après notre mort! ». Nous sommes actuellement plus d'un milliard à utiliser facebook, et, scoop du jour, nous disparaîtrons tous à un moment. Que deviendront les données nous concernant que nous avons partagées? Que deviendra notre mur facebook? Toutes ces données sont elles conservées? Nos proches peuvent ils les supprimer?
Permettez-moi d'en douter. Cependant, il existe des procédures (plutôt fastidieuses) pour récupérer le contenu des comptes de nos défunts. J'ai été chercher pour vous, celles qu'on suit sur facebook, twitter, hotmail et gmail. Pour hotmail et gmail, il s'agit en fait des procédures suivies pour les différents services microsoft et les différents services google.
Pour alimenter mes propos, je me servirai notamment de l'article «la mort sur internet: Au delà du réel « paru le 15/11/2010 sur foruforever, vous le trouverez ici.

Internet, un cimetière virtuel?
Sur internet
Le gouvernement Français prépare un texte de loi qui régit la protection des données privées des utilisateurs. Il y aura un volet sur les défunts. Le texte dira que les contenus internet ne pourront être supprimés par les éditeurs de services en ligne, que s'il est prouvé par les héritiers que ces données portent atteinte à la réputation du défunt. L’éditeur de contenu peut donc refuser de donner suite à une telle demande s'il estime qu'elle est non fondée. En fait, l'éditeur fait ce qu'il veut de ce qu'il a publié sur nos défunts tant que ça ne porte pas atteinte à son honneur. Mais notre défunt, aura-t-il choisi, de rester éternellement sur la toile après sa mort? Non.
Il n'existe, en fait, pas de règles claire sur la suppression des données personnelles sur internet après notre mort. Les proches n'ont aucun moyen de pression sur ces éditeurs.
Les comptes facebook
Selon les termes et conditions d'utilisations de facebook, nous leur accordons, selon nos paramètres de confidentialité, une «licence non-exclusive, transférable, sous-licenciable, sans redevance et mondiale pour l’utilisation des contenus de propriété intellectuelle que vous publiez sur facebook ou en relation avec facebook (...).».
Autrement dit, nous permettons à facebook et à d'autres entreprises d'utiliser tout ce que nous publions sur, ou via facebook, dans le cadre de nos paramètres de confidencialité.
Facebook se sert aussi dans une partie de nos données: il puise d'une part, dans «Les informations publiques», ce sont les informations que nous publions et que nous choisissons de rendre publiques (accessibles à nos amis et à ceux qui ne sont pas amis avec nous); et d'autre part, les informations «Toujours publiques», cette notion englobe notre nom, nos photos de profil et de couverture, notre sexe, notre nom d'utilisateur et notre identifiant.
Cette licence se termine uniquement lorsque nous supprimons le contenu publié sur facebook ou lorsque nous supprimons notre compte. Si notre compte est partagé avec d'autres administrateurs, la suppression ne prend pas effet.
Le réseau social reçoit aussi des informations nous concernant via nos amis lorsqu'ils publient des éléments sur notre mur, nous marquent sur des photos ou dans des lieux et nous ajoutent à des groupes. Lorsque les autres utilisateurs nous ajoutent en tant qu'amis, facebook reçoit les détails supplémentaires encodés (nos liens de famille, l'endroit où nous nous sommes rencontrés, le lien d'amitié ou autre qui nous unit).
Toutes ces informations servent l'entreprise, ses partenaires, les annonceurs qui achètent des publicités sur le site, et les développeurs qui conçoivent les jeux, les applications et les sites web que nous utilisons. Cependant, facebook ne partage pas toutes les informations reçues via des sources extérieures que les utilisateurs du réseau.

Facebook et la mort...
A notre mort, ces données restent en ligne et ne disparaissent jamais. Rien ne stipule dans cette déclaration que les données de notre compte (mentionnées ci-dessus) seront supprimées automatiquement.
L'entreprise le dit en fait dans ses termes et conditions : «Nous conservons les données aussi longtemps que nécessaire pour l’apport de nos produits et services (...). En général, les informations associées à votre compte sont conservées jusqu’à la suppression de ce dernier»
Facebook propose, comme alternative, un formulaire qui permet de déclarer le décès du propriétaire du compte. Le compte peut alors, être supprimé, ou devenir un profil de commémoration. C'est à ce moment là que nos données seront supprimées, comme expliqué ci-dessus.
Nous avons donc la responsabilité de mandater quelqu'un de supprimer notre compte pour nous. Attention, les éléments que nous avons publiés sur des groupes ou sur notre mur demeurent sur la plateforme si nous ne les supprimons pas un par un.
Toute notre activité ou les activités liées à notre compte, après notre mort, restent la propriété de facebook. Il en va de même pour les messages de condoléances et les mémoriaux postés sur notre mur.
Le premier paragraphe de la déclaration des conditions d'utilisations, nommé : «conditions de base» dit que nous sommes seuls responsables de ce que nous publions via le réseau social.
Comme facebook, le réseau utilisera comme bon lui semble ce que nous publions et postons sur le site. En effet, en soumettant, postant ou publiant des contenus sur ou par le biais des services de twitter, nous leur accordons «une licence mondiale, non-exclusive, gratuite, incluant le droit d'accorder une sous-licence, d'utiliser, de copier, de reproduire, de traiter, d'adapter, de modifier, de publier, de transmettre, d'afficher et de distribuer ces Contenus sur tout support par toute méthode de distribution connu ou amené à exister.».

Twitter et la mort
Nous donnons, par ce biais, l'autorisation à twitter de faire ce que bon lui semble avec ce que nous publions ou postons. twitter peut les «mettre à disposition d'autres sociétés, organisations ou individus», «modifier ou adapter» nos contenus «afin de les transmettre, afficher ou distribuer sur des réseaux informatiques et su différents médias (...)»
Les informations collectées au moment de l'enregistrement, comme notre nom, notre nom d'utilisateur, notre mot de passe et notre adresse e-mail sont listées publiquement sur le compte, notamment sur notre page de profil et dans les résultats de recherche.
Ici non plus, twitter ne supprimera pas automatiquement notre compte.
A nous de prendre nos dispositions pour que toute activité sur notre compte ou en lien avec celui-ci cesse. Le site prévoit, à cet effet, une procédure qui permettra à nos proches de prendre le contrôle de notre compte ou de le supprimer.
Les comptes e-mail
Hotmail
Microsoft, (les administrateurs de Hotmail), proposent d'envoyer le contenu du compte («incluant tous les emails, leurs pièces jointes, le carnet d’adresses, et la liste de contacts Messenger») au parent le plus proche. Cette même procédure permet aussi à Microsoft de supprimer le compte du défunt, le processus d'identification du défunt est, selon-eux, «bref». Le mot me semble un peu réducteur vu qu'il faut: un certificat de décès notarié, un acte de décès signé par le médecin, un testament, une photocopie de la carte d'identité du proche et toute une série d'informations sur le compte du défunt avant de percevoir le contenu de celui-ci. Notez que vous avez 1 an pour obtenir toutes ces informations
Cependant, la propriété sur le contenu du compte ne revient pas au plus proche parent! Le mot de passe du défunt reste aussi secret. Cette lecture implique deux questions épineuses : «Mais pourquoi conservent-ils ces données? Pourquoi nos proches ne peuvent-ils pas récupérer la propriété des données sur notre compte? «

Les e-mails et la mort
Gmail
Google précise que les données que nous inscrivons pour notre compte ne seront jamais revendues (sauf demande juridique spéciale). Cela n'entraine, cependant pas que nos proches obtiendront la propriété sur le contenu de notre compte. En fait, Google, autorise l'accès au compte Gmail du défunt, cependant, l'administration du contenu ne sera délivrée qu'après «un examen approfondi». Le détail de la procédure se trouve ici. Google demande, avant de procéder à l'examen, un certificat valable de décès confirmé par un notaire.
Un élément m'a quand même interpellé, Google, nous prévient à 3 reprises dans ses 2 paragraphes d'introduction que cet autorisation d'accès au contenu est rare: «il se peut, dans de rares cas, que nous soyons en mesure de communiquer le contenu du compte Gmail à un représentant autorisé de l'utilisateur», ou encore: «Avant de commencer, vous devez bien comprendre que Google peut se trouver dans l'impossibilité de fournir le contenu du compte Gmail et que l'envoi d'une demande ou de la documentation requise ne garantit en aucun cas que Google soit en mesure de vous aider.».
Pourquoi l'entreprise rend-t-elle la procédure si difficile?
Pour ce qui est de Google+, la suppression du compte n'est pas mentionnée, et donc pas envisagée.
Les mémoriaux
Vidéos youtube
Sur youtube, une mode est à l'honneur, il s'agit des vidéos mémoriales. Pour «monsieur et madame tout le monde», en principe, des images sont assemblées pour créer un résumé de tous les souvenirs. En voici un exemple.
Si vous voulez approfondir le sujet, nous avons un article «La mort et les ados « paru le 24/11/2011 qui traite de la manière dont les ados font leur deuil. Il y a tout un paragraphe qui analyse l'utilisation de youtube comme mémorial.
Les albums de vie
Enfin, il existe la possibilité sur internet de publier nos mémoires et ainsi de laisser une trace dans l'esprit de nos proches. Nous demeurons, dès lors, volontairement sur la toile. Foruforever.net est le seul site à offrir la possibilité de créer un «album de vie» gratuit. Il s'agit d'un espace de mémoire privé, confidentiel que seule une personne de confiance désignée par l'auteur de l'album pourra ouvrir après la mort de ce dernier. L'auteur peut y retracer son chemin de vie et l'agrémenter de photos, de vidéos, de souvenirs, de lettres, etc., bref, de tout ce qu'il veut.

Le logo deforuforever.net
Heureusement qu'il existe encore certaines initiatives qui nous laissent le contrôle sur nos données «post-mortem». Pour les autres, les réseaux sociaux, dès notre inscription, nous devenons une base de données qu'ils souhaitent éternelle. C'est à mon avis, pour cette raison que la suppression de nos données après notre mort fait l'objet d'une procédure si complexe.
A la prochaine!
Nelson pour Foruforever
Mes sources:
Pour approfondir la question «Quelles sont les données que facebook garde sur moi, et qu'en font-ils», je vous conseille de regarder le documentaire de France 2 : «Toute ma vie sur internet» dont voici le lien:
http://www.foruforever.net/fr/blog/article-la-mort-sur-internet-au-dela-du-reel-61014214.html
http://www.rslnmag.fr/post/2012/10/05/171;-Ou-vont-vos-donnees-quand-vous-mourrez-187;.aspx
http://www.jurilexblog.com/mort-internet-dela-reel-260914
https://www.facebook.com/legal/terms
http://mail.google.com/intl/fr/policies/
http://windows.microsoft.com/fr-FR/windows-live/microsoft-services-agreement
http://www.numerama.com/magazine/22195-comment-gerer-la-mort-d-un-proche-sur-internet.html
Ce vendredi 2 novembre 2012, l'équipe foruforever s'est rendue dans les Ardennes, à Malmedy. Nous avions deux rendez-vous:
1. L'expo "si un jour je meurs" créée par La Plateforme Des Soins Palliatifs De L'est Francophone. Voici leur site web
2. Animer notre café de la mort au pub le "Scotch'Inn".
Voici un petit compte rendu de l'exposition (l'article sur le café de la mort suivra!)
Une brève définition des soins palliatifs
"Les soins palliatifs sont destinés à la personne en fin de vie, considérée comme vivante jusqu’aux derniers instants. Ils tendent à assurer l’accompagnement global du patient et de son entourage, tant au niveau de la gestion des symptômes physiques et de la douleur que d’un soutien psychologique ou spirituel."
Compte rendu de l'exposition
L'expo est présentée comme le cheminement par lequel passe le patient en soins palliatifs. L'entrée est choc : Un girophare rouge, un couloir sombre décoré de plusieurs phrases dont celles-ci: "Je vais mourir", "Je ne veux pas finir mes jours dans un mouroir".
![2012-11-02-17.51.28[1]](http://img.over-blog.com/300x225/3/90/71/59/Sijemeursunjour/2012-11-02-17.51.28-1-.jpg)
Nous l'empruntons et nous voici dans une petite pièce dont les murs sont décorés par des photos. Une d'elles représente les installations que les hopitaux utilisent pour entretenir leurs patients atteints de maladies graves. Elles ont l'air imposantes, impersonnelles, et lourdes, elles traduisent le poids de la maladie et de la mort. Les soins palliatifs aident le patient à porter ce poids.
Nous poursuivons notre visite et arrivons dans un grand espace décoré de petits îlots. Quelques-uns de ces îlots reprennent les maladies et accidents qui peuvent provoquer la mise en sins palliatifs. Plus loin, nous retrouvons les conséquences physiques, psychologiques, et morales de ces maladies. Les mal-être par lesquels passent les patients. L'accent est mis sur l'aspect social et le rapport aux proches.
Face à ces mal-êtres, 7 solutions sont proposées, elles sont présentées dans des cadres bleus et blancs. Un peu de clarté dans cette période sombre. Un encart reprend aussi les droits du patient atteint d'une affection incurable. Nous sommes ici dans la deuxième partie de l'exposition: les solutions et les traitements. Différents traitements (de la douleur, mais aussi du mal-être) et lieux de soins y sont présentés. C'est également dans cette fin d'exposition que nous retrouvons les coordonnées du réseau des soins palliatifs en Francophonie ainsi que de nombreuses informations sur la manière de gérer ces soins.
Une expo à voir!
Elle est prolongée jusqu'au 11 novembre 2012!
A plus!
Nelson pour foruforever
La mort fait partie de la vie
En cette saison automnale, où l'on n'aspire qu'à rentrer chez soi et éviter la tempête, pourquoi ne pas prendre le temps d'écouter notre petite sélection de documents audio ?
Voici donc des reportages parfois drôle, parfois émouvant, parfois un peu bizarre qui traitent de la mort.
Sujet plutôt tabou à la radio mais pas boudé par tous les journalistes !
Allez on s'installe, on prend une petite boisson, on clique et on profite de ce voyage auditif ...
Et pourquoi ne pas organiser une petite veillée en famille, et en profiter pour parler de ce sujet parfois tabou, mais pourtant tellement présent dans nos vies ?
Bonne séance d'écoute ! :-)
On commence par un hommage à une journaliste de France Inter http://www.sophie-lechevalier.fr, et voici son reportage.
"Nous avons appris sa mort, il y a quelques jours. Une mort révoltante. Sophie était une femme hors-série. Inoubliable et drôle et tendre. Devenue réalisatrice de documentaire, on lui doit entre autre un splendide portrait de Stéphane Hessel." Daniel Mermet
Un document sonore de Charlotte Bienaimé diffusé sur Arte Radio (9'44'')
Une voix, un bruit, un jeu... Parfois le souvenir est lié de manière très forte à un son. Charlotte Bienaimé croise des récits émouvants et drôles dans lesquels, comme le goût d'une madeleine chez Proust, un petit son (briquet, tourterelle, clés, cascade, jeu vidéo) ravive la mémoire et la réflexion.
Les morts de la rue ont droit au repos, un reportage de Céline Develay-Mazurelle (5'11'').
Depuis 2004, le collectif Les morts de la rue a accompagné plus de 900 décès de personnes de la rue, parfois anonymes, souvent SDF, en organisant leur enterrement au cimetière de Thiais. Car toute vie est d'une égale importance, et toute mort se ressemble. Cérémonie à plusieurs voix, temps pluvieux, travail de deuil.
Pour la nana qui tue ses gamins, de Jean-Louis Rioual (20'33'').
Louis Bachelot est dessinateur pour "Le Nouveau Détective", le journal des faits divers horribles et des unes racoleuses. Pour réaliser les images-chocs de crimes et autres drames domestiques, il met en scène sa propre famille... Un document vrai, un portrait sonore à mourir de rire.
Le rituel des morts tibétains, d'Aurélien Bertini (3'48'').
A Litang, province du Sichuan (Chine), des couteaux et des ossements jonchent le sol. Une centaine de vautours attendent. Le lama prononce des prières tibétaines. La famille remet le corps du mort au boucher. Les cris des rapaces augmentent. L'artisan découpe le corps en petits morceaux. Il laisse la place aux vautours, considérés par les Tibétains comme des oiseaux sacrés. Le corps disparait en quelques minutes, il se réincarnera au ciel.
Faut-il embellir les morts ? Les rendre propres et souriants ? Certaines familles remercient les artistes du salon funéraire. Loin des regards, une stagiaire apprend à pomper le sang et les viscères, à boucher les orifices... En contrepoint s'élève, franche et poétique, la voix d'un pieux catalan et celle d'un petit-fils dévoué. Comment aimer les morts ?
Les stars mortes en promo, d'Eric La blanche (4'03'').
L'entretien exclusif accordé par Claude François depuis l'au-delà ouvre des perspectives fantastiques à la presse. Notre chroniqueur sombre est soudain transporté par la joie. Bla-bla blanche : la chronique désespérée des jours meilleurs.
Enquête à corps ouverts, d'Antonio Fischetti (8'54'').
A la TV on ne voit plus que ça, des médecins-experts qui mènent des enquêtes post mortem sur des corps plus ou moins frais. Journaliste à Charlie Hebdo, Antonio Fischetti est allé écouter ce qui se dit au cours d'une véritable autopsie. Mort suspecte, blagues de boulot et scie circulaire : le bel effet gore.
Les vivants et les morts de la pitié, de Claire Hauter (36'27'').
A l'hôpital de la Pitié-Salpêtrière, on toilette les morts en prenant soin des vivants. Dans la plus grande chambre mortuaire de France, l'équipe de soignants accueille les défunts et leur famille. Avec humanité et humour, ils travaillent en compagnie des thanatopracteurs à adoucir cet ultime rendez-vous.
« C'est grâce aux médecins » La mort de sa mère
Conte à rêver debout, de Martin Winckler (4'57'').
Et la fin, à l'hôpital, comment ça s'est passé ? Bien, pas bien ? Un conte en forme d'histoire vraie.
Voilà j'espère que vous aurez bien voyagé au travers de tous ces univers audio.
Un grand merci à Arte Radio, une mine de sons, et de documentaires riches et variés !
http://www.arteradio.com/ (et à France Inter aussi évidemment)
Sandrine Tenaud pour Foruforever
La mort fait partie de la vie
CAFE DE LA MORT
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NOTRE COUP DE ♥ !
Nous discutons ici de la mort sans tabou, n'hésitez pas à nous contacter si vous souhaitez parler de sujets précis, ou si vous voulez témoigner. Culture, Philosophie, Psychologie, Témoignage, ... nous allons aborder tous les thèmes de la mort, car la Mort fait partie de la Vie ! N'hésitez pas à participer ! BONNE VISITE !!!
Un oeil sur la Toile - La chronique web de Laure ConstantinescoTV5 Monde
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